Paul & Joe nous a accompagnés à une période de notre vie, puis s’est quelque peu effacée. Aujourd’hui, la marque revient en force en proposant un vestiaire homme résolument dans l’air du temps.
Il y a des associations de prénoms qui ne meurent jamais : Tic & Tac, Bernard & Bianca, Bonnie & Clyde, Ben & Jerry’s, Dolce & Gabbana… et Paul & Joe. À 20 ans, nous nous pâmions devant les manteaux de la marque et, lorsque l’un d’eux rejoignait notre garde-robe, il devenait immédiatement la pièce maîtresse autour de laquelle s’articulaient tous nos looks. Aujourd’hui, nous regardons notre vingtaine dans le rétroviseur, mais il est hors de question d’y laisser Paul & Joe. Ainsi, avec le retour sur le devant de la scène d’une collection homme, nous vous la présentons avec une joie non dissimulée !
Paul & Joe naît en 1995 de l’intuition de Sophie Mechaly, héritière d’un savoir-faire textile transmis par son père, fondateur du Garage. Formée à l’Institut Français de la Mode et passée par « Agnès b. », elle développe une vision sincère du vêtement. D’abord pensée pour l’homme, la marque impose une allure libre, précise, instinctive. Son nom, emprunté à ses fils, installe d’emblée une dimension intime.
En 1997, la femme entre en scène, et avec elle, une reconnaissance internationale. Paul & Joe construit alors un vestiaire à contre-bruit : élégant sans effort, narratif sans excès. Les années 2000 consacrent son expansion, de Paris à Tokyo. Imprimés signature, coupes souples, sens du détail : une écriture reconnaissable. Puis un retrait relatif, presque volontaire, face à une mode plus démonstrative. Aujourd’hui, la maison revient avec la même promesse : durer, plutôt que briller…et surtout avec de la mode pour homme.
L’homme Paul & Joe selon Adrien Albou
Si son prénom n’apparaît pas dans l’intitulé de la marque, Adrien Albou est pourtant bien le fils de Sophie Mechaly, la fondatrice. Et pas besoin d’avoir un ADRIEN en grandes lettres capitales pour avoir un rôle clé dans le présent et le futur de Paul & Joe ! Ainsi, son idée est simple mais forte : construire une élégance intemporelle à partir de pièces parfaitement coupées et de matières de qualité. Le costume y devient la pierre angulaire d’une garde-robe pensée pour durer, loin des effets de mode.
Imprégné de références vintage, musicales et visuelles, Adrien Albou ne cherche pas à bouleverser la marque, mais à la remettre en mouvement. Depuis 2022, il y insuffle une énergie nouvelle : une modernité plus affirmée, une précision accrue, et surtout une profondeur culturelle qui fait du vestiaire un véritable moyen d’expression.
Bloom, une collection qui sent bon l’été
Avec la collection « Bloom » (Printemps-Été 2026), la vision d’Adrien Albou s’assouplit et gagne en légèreté. Le tailoring reste central, mais perd en rigidité : les coupes se font plus fluides, les volumes plus aérés, portés par des matières estivales comme le lin ou la soie. Les imprimés et broderies introduisent une dimension plus sensible, évoquant un vestiaire entre influences anglaises, esprit preppy et touches plus contemporaines. La collection prolonge les fondamentaux de la maison tout en les adaptant à une saison et à une attitude plus ouvertes. Une évolution cohérente, qui confirme la direction prise par Adrien Albou depuis 2022.
Il flotte déjà un parfum de Paul & Joe dans l’air, et tout porte à croire qu’il viendra habiller les silhouettes masculines cet été 2026. Chez Apollo & Artemis, une conviction s’impose : la marque s’apprête à faire son retour…et clairement pas, pour nous jouer un mauvais tour !
Article : Paul Diey



