La culture nationale face à la technologie mondiale : le fossé réglementaire entre la France et le Canada

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La culture nationale face à la technologie mondiale : le fossé réglementaire entre la France et le Canada

Que vous résidiez en France, au Canada ou dans n’importe quel autre pays du monde, vous avez accès aux réseaux sociaux, ainsi qu’à des sites et des applications. Ce qui vous permet d’y accéder facilement et de les utiliser quel que soit l’endroit où vous vous trouvez dans le monde, c’est la technologie mondiale.

C’est grâce à elle que vous pouvez vous connecter au monde entier sans bouger de votre salon. La façon dont chaque société a accès à cette technologie diffère aussi bien d’une culture nationale à une autre. En France et au Canada par exemple, les lois qui régissent la technologie mondiale ne sont naturellement pas les mêmes, car chacun a ses propres réalités. C’est pourquoi on parle de fossé réglementaire entre les deux pays. Lisez cet article pour en savoir plus sur le sujet.

Culture nationale et technologie mondiale : ce que vous devez savoir

Pour comprendre les différences dans les cadres réglementaires de la France et du Canada, vous devez d’abord savoir en quoi consiste la culture nationale et la technologie mondiale. La technologie mondiale d’après la bibliothèque numérique de l’UNESCO désigne l’ensemble des innovations, outils, infrastructures et systèmes numériques qui circulent, s’adoptent et s’intègrent à l’échelle planétaire, transcendant les frontières nationales. Elle englobe notamment Internet, les réseaux mobiles, l’intelligence artificielle, les plateformes globales et les standards technologiques partagés.[1]  Cette définition rappelle que la technologie mondiale est à la portée de tous. C’est grâce à la technologie que certains peuvent jouer à une machine à sous en ligne, se connecter avec d’autres personnes, regarder des contenus numériques et bien plus encore. Ce que vous devez donc retenir, c’est que la technologie mondiale est accessible à tous, sans distinction de sexe, de race, de nationalité ou de religion, à condition que votre pays l’accepte. Sinon, vous ne pourriez pas l’utiliser. D’ailleurs, un exemple très populaire de ce contexte est l’interdiction de certains réseaux sociaux en Chine.

Quant à la culture nationale, sa définition la plus concrète que l’on peut tirer des archives de l’UNESCO révèle qu’il s’agit de l’ensemble des normes, comportements, croyances, coutumes et valeurs partagés par la population d’une nation souveraine. Elle désigne aussi des caractéristiques spécifiques telles que la langue, la religion, l’identité ethnique et raciale, ainsi que l’histoire et les traditions culturelles [2]. Dans la plupart des pays, la fête de Pâques revêt par exemple une importance capitale, permettant aux différentes cultures     de partager des moments agréables ensemble. Mais chaque pays la célèbre à sa façon, et c’est ce qui définit sa culture propre.

La culture, sur de nombreux aspects, est souvent différente d’un pays à un autre. En France par exemple, la langue officielle est le français, alors qu’au Canada, le bilinguisme est promu. Pendant qu’on parle de multiculturalisme et de diversité raciale au Canada, en France, tout le monde est simplement « français ». Ce sont là quelques exemples flagrants de caractère local de la culture nationale.

Les différences majeures entre la réglementation en France et au Canada

Le saviez-vous ? L’interdiction n’est pas le seul problème que peut rencontrer une innovation technologique mondiale. Les nations souveraines peuvent aussi limiter son accessibilité en érigeant des lois pour contrôler sa portée et son impact sur la population. C’est le cas de la France et du Canada, qui ont tous les deux établi des cadres réglementaires pour réguler cette technologie dans leur pays. Les deux pays ayant des cultures différentes, on remarque très rapidement des différences dans la façon dont ils gèrent les choses. C’est justement à ce niveau que l’on parle de fossé réglementaire.

Pour comprendre plus facilement ce dont il s’agit, prenons l’exemple de Facebook qui est accessible en France et au Canada. Il est évidemment bien réglementé et il ne fait aucun doute que les deux pays ont à cœur l’intérêt de leurs populations. Toutefois, il existe certaines particularités. En France, Facebook doit obligatoirement proposer des contenus en français. Il doit d’ailleurs respecter un quota. Il est aussi tenu au respect strict de la vie privée, sans parler de son obligation de retirer sous 24 h tout contenu de type haineux sous peine d’amende. Il en est de même pour de nombreuses autres plateformes accessibles en France.

Le Canada, en revanche, priorise les campagnes de sensibilisation ou les outils de signalement pour réguler les contenus à caractère haineux. Le pays étant multiculturel, les contenus proposés par les plateformes le sont aussi. Depuis août 2023 par exemple, tous les contenus des médias canadiens locaux sont bloqués sur Facebook. La raison ? L’adoption en juin de la même année d’une loi qui oblige les plateformes numériques comme Facebook à rémunérer les médias locaux pour les contenus diffusés sur leurs plateformes.

En matière de technologie mondiale, chaque pays décide en fonction de ses réalités de ce qui convient le mieux à son état. D’un côté, il y a des lois très strictes, de l’autre, des lois plus flexibles. De ce fait, les gensont accès aux mêmes plateformes, mais n’ont pas la même expérience. Il faut juste retenir que la mondialisation de la technologie n’empêche pas qu’elle soit propre à chaque nation.

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